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    February 22

    Le Requin-Lezard

     
    Fiche Technique :

    Nom scientifique: Chlamydoselachus anguineus
    Super ordre: Squalomorphes
    Ordre: Hexanchiformes
    Famille: Chlamydosélachidés
    Taille: Moins de 2 m
    Habitat: Toutes les mers tempérées et tropicales.
    Agressivité envers l'homme: non connue
    Autre Nomination: Requin frangé ou requin à collerette
    Découvert en 1884, dernière obs. janvier 2007.

    Le requin lezard a une certaine ressemblance avec un serpent d'où son surnom. Il nage en ondulant et ressemble globalement à une énorme anguille. Véritablement issu de la préhistoire, le requin lézard, également appelé requin frangé ou requin à collerette, vit en profondeur ce qui rend son observation très difficile.

    Le requin lézard fait parti de l'ordre des Hexanchiformes. Les premiers représentants de cet ordre, très ancien, sont apparus au milieu du Jurassique, il y a environ 150 millions d'années.

    Morphologie

    Sa bouche est suivie de six paires de fentes branchiales curieusement plissées qui lui on valu l'appellation de "requin à collerette".Le requin Lezard mesure moins de 2 m de long. La coloration de sa peau va du gris au marron.

    Mode vie. Alimentation

    Rare et mal connu, on sait peu de choses sur son mode de vie.

    Il remonte peu souvent à la surface. Son habitat de prédilection se situe dans les profondeurs du plateau continental, entre 100 et 1 300 m.

    Concernant son alimentation, on ne peut que se baser sur des restes retrouvés dans l'estomac d'individus capturés: d'autres requins, des poissons osseux.

    La femelle est ovovivipare et porte de 8 à 12 petits. Concernant ses rapports avec l'homme, on sait seulement qu'il s'est déjà attaqué à des câbles de fibres optiques dans l'Atlantique.  

     

    Dernière observation du requin lézard près des côtes du Japon

    Un requin lézard a pu être filmé en janvier 2007 près des côtes du Japon. L'individu est remonté près de la surface pour des raisons inconnues.Probablement malade, il est malheureusement mort très peu de temps après son observation. Nul doute qu'une autopsie en apprendra plus aux scientifiques sur ce requin très méconnu.

    Soulignons le fait que la vidéo qui a été diffusée sur toutes les télévisions du monde entier a été prise dans un aquarium et non dans l'environnement naturel de ce requin. Sa capture a t-elle entraîné sa mort ? C'est une question que l'on peut se poser car de nombreuses espèces de requins ne supportent pas la captivité.

    Vidéo du requin-lezard

     

    Source : Terra nova

    January 29

    La SALAMANDRE : elle peut vivre une cinquantaine d'année !

     

    Un batracien des sous-bois humides

    La salamandre tachetée est un amphibien à l'aspect boudiné et verruqueux pouvant vivre jusqu'à 50 ans. Elle se reconnaît à sa couleur noire luisante, sur laquelle se détachent des motifs jaune vif. Cet animal nocturne est très résistant au froid et s'active dès que la température atteint les 2°C. La sortie d'hibernation se fait donc généralement à partir de février. On la surnomme parfois bête de feu car elle sécrète un liquide qui brûle légèrement les doigts lorsqu'on la touche.

     

    REGIME ALIMENTAIRE

    A l'état de larve

    Quand elle vit encore dans l'eau, elle se nourrit surtout de daphnies et de petits vers.

    A l'état adulte

    Pendant la journée, la salamandre dort sous un tas de feuilles mortes ou dans le creux d'une souche. Au crépuscule, elle sort furtivement de sa cachette. Comme il a plu ces derniers temps et que le climat est humide, elle part en chasse. Comme ses mouvements sont lents et hésitants, elle ne peut qu'attraper les animaux très lents comme les lombrics, les petites limaces, les minuscules escargots et les larves.

    Ayant repéré sa proie, notre tenace prédateur suit son repas ambulant jusqu'à ce qu'il puisse saisir son butin entre ses puissantes mâchoires. Si c'est une grosse prise, la salamandre sera obligée de la secouer brutalement avant de l'avaler. Notre batracien sera de retour à son domaine avant l'aube.

     

     

    September 29

    Le DIAMANT Mandarin, drôle d'oiseau !

     
    Le mandarin se laisse influencer par son entourage
     
     

    Peut-être parce qu’on ne prête qu’aux primates la capacité de saisir leur contexte social et l’état d’esprit de leurs congénères, les études sur la communication des oiseaux comme le diamant mandarin se font généralement en isolant deux individus, un mâle et une femelle. Grave erreur, d’après une équipe de chercheurs de CNRS, qui affirment aujourd’hui dans la revue Nature que le diamant mandarin adapte la réponse à sa partenaire en fonction de son environnement.

    Chez les diamants mandarins (Taeniopygia guttata) les couples se forment pour une longue durée. Les femelles sont capables de reconnaître le chant de leur conjoint sur une longue distance. Jusqu’à présent, la réciproque n’avait pas été démontrée. C’est parce que ces passereaux grégaires étaient étudiés seuls, affirment Clémentine Vignal et ses collègues du CNRS.

    En faisant entendre au mâle le chant de sa compagne dans différents contextes, ces chercheurs ont observé que la réponse était différente. Lorsque le diamant mandarin est en présence d’autres oiseaux ‘’célibataires’’, il ne réagissait guère plus à la voix de sa partenaire qu’à la voix d’une femelle connue.
     

    En revanche, en présence d’un autre couple, il répond trois fois plus à sa compagne.

    Ce comportement soulève beaucoup de questions sur la façon dont le contexte social et la capacité d’identification du diamant mandarin interagissent. Quoi qu’il en soit, c’est la première fois qu’une étude montre qu’un oiseau modifie ses réactions en fonction des relations observées chez ses semblables.
     
     

     
    QU'EST CE QUI FAIT CHANTER LES OISEAUX ???
     
    Comme le langage chez l’être humain, le chant de l’oiseau n’est pas seulement instinctif mais résulte en partie de l’apprentissage. De nombreux scientifiques cherchent donc à comprendre les circuits biologiques et notamment neuronaux impliqués dans le chant des oiseaux. Un pas de plus a été accompli avec l’identification d’une trentaine de gènes liés au chant chez le diamant mandarin (Taeniopygia guttata).

    L’équipe internationale dirigée par Erich Jarvis (Duke University, USA) a utilisé une puce à ADN pour étudier l’activité de quelque 4.000 gènes du diamant mandarin (zebra finch en anglais) lorsqu’il chante et communique. Les chercheurs ont ainsi observé que l’activité augmentait pour 31 gènes et diminuait pour deux autres. Les fonctions de ces gènes sont très variées, allant de la signalisation intracellulaire au transport de protéines en passant par la communication entre synapses.

    Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans les PNAS, supposent qu’il ne s’agit là que d’une petite partie des gènes impliqués dans le chant du mandarin. Grâce aux outils de la génomique, qui permettent de modifier l’activité d’un seul gène à la fois, Jarvis et ses collègues veulent déjà en savoir plus sur le rôle précis de ces 33 gènes dans les vocalises des mandarins. Les petits passereaux de laboratoire n’ont pas fini de chanter !

     

    July 01

    La communication de crise de la mésange

     
    Lorsque la mésange à tête noire avertit ses congénères d’un danger, elle fournit des informations précises sur la position du prédateur –en vol ou statique-, sur sa taille et sur le degré de danger qu’il représente. Si l’aigle, le faucon ou la chouette est en train de planer au-dessus de leur tête, la mésange émet un cri aigu, expliquent Chris Templeton et ses collègues dans la revue Science. Si le prédateur est perché, la mésange envoie un son plus grave, un ‘’tchik-a-di-di’’ plus ou moins long en fonction du danger.

    Pour ces petits passereaux, les pires ennemis sont les oiseaux de proie de petite taille, comme la chevêchette naine, car elle manœuvre plus habilement. Templeton et ses collègues ont observé, dans des conditions semi-naturelles, que la mésange (Poecile atricapilla) augmentait le nombre de ‘’di’’, jusqu’à 20 fois plus, en présence d’une (fausse) chevêchette.

    Loin de déclencher une fuite, ces cris donnent le signal du regroupement aux mésanges qui entourent et assaillent l’ennemi afin de l’éloigner.