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August 18 La classification phylogénétique
La classification phylogénétique est un système de classification systématique des êtres vivants. Elle tente de remplacer la classification scientifique traditionnelle basé
e sur des traits multiples : biologiques, phénotypiques (anatomiques) et physiologiques (phénomènes physico-chimiques, nutrition). Une des caractéristiques de l'approche phylogénétique est que cette classification bouleverse les classifications fixistes comme celle développées par Carl von Linné. La nomenclature binomiale de Linné était basée sur l'adage que toutes les espèces sont apparues en même temps et que celles-ci étaient fixes. Alors que la classification phylogénétique illustre les principes d'évolutions et de parenté des espèces.
Exemple de l'Homme
Un exemple détaillé permet d'avoir une idée de la différence de résultat, par rapport à l'approche traditionnelle. L'exemple incontournable est celui de l'homme. Voici une partie des nœuds successifs permettant de classer l'homme (certains intermédiaires ont été omis arbitrairement) telle qu'apparaissant dans Classification phylogénétique du vivant (Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, édition Belin) (la description associée à chaque clade est peu rigoureuse et vise juste à fixer les idées) :
Différences avec la classification traditionnelle
Citons enfin quelques exemples de changements spectaculaires par rapport à la classification traditionnelle.
+++ - Site sur la taxinomie (embranchements, genre, familles, espèces, sous espèces) - Photo-guide taxinomique du monde animal
August 26 ET L'OXYGENE FUT ...Comment l’atmosphère terrestre a-t-elle pu s’enrichir en oxygène, il y a 2,4 milliards d’années ? Et surtout, pourquoi a-t-il fallu attendre 300 millions d’années après que les premières bactéries photosynthétiques aient commencé à produire ce gaz vital, pour constater une élévation notable ? Plusieurs scénarios tentent de l’expliquer, mais aucun n’a jusqu’à présent pu élucider complètement la distribution de l’oxygène dans le ciel de la Terre primitive.
L’une des grandes raisons couramment avancée pour expliquer cette lente diffusion de l’O2 dans l’atmosphère est le volcanisme. Les gaz recrachés par les cratères se seraient combinés avec l’oxygène pour former de nouveaux composés retardant d’autant l’élévation du niveau atmosphérique en O2. Ce processus a agit comme une véritable « pompe à oxygène ». L’autre mécanisme capteur est le fer présent dans la croûte terrestre, provenant des météorites qui bombardaient la Terre à ses débuts. L’oxygène libre a été consommé par le métal qui s’est oxydé et rouillé. En modélisant l’impact du fer sur la distribution de l’oxygène, les chercheurs de l’Université de Washington ont été surpris en constatant que les variations de la quantité de fer estimée dans la croûte terrestre pouvaient bouleverser tout le cycle de l’eau. Augmenter, de 5 fois, la quantité de métal ferreux dans la croûte aurait retardé l’oxygénation d’un milliard d’années tandis qu’en n’en conservant qu’un cinquième on aurait permis à l’oxygène de gagner l’atmosphère un milliard d’années plus tôt. Le fer a donc joué un rôle majeur dans la constitution de l’atmosphère des terrestre. L’enrichissement de la terre en oxygène a commencé lorsque les premières cyanobactéries ont utilisé la photosynthèse pour avoir de l’énergie. Dans ce processus, les bactéries transforment le carbone et l’eau en carbone organique et en oxygène libre, ce dernier, se combinant presque instantanément avec de l’hydrogène et du carbone pour former d’autres composés. Ce qui explique que l’oxygène libre ne se soit pas accumulé facilement dans l’atmosphère. Ce n’est seulement qu’à partir de 2,4 milliards d’années en arrière que les sources d’oxygène à long terme ont été suffisamment nombreuses pour compenser cette consommation immédiate et venir enrichir l’atmosphère qui dans le même temps s’allégeait en méthane, détruit par les ultraviolets du soleil. June 15 Climat: le doute est levé
Onze académies des sciences exigent une action contre le réchauffement Louis-Gilles Francoeur Mots clés : Québec (province), réchauffement, climat
Les académies des sciences des pays du G8 et celles des trois plus gros pays en voie de développement consommateurs de pétrole -- la Chine, l'Inde et le Brésil -- ont fait hier un geste politique sans précédent en signant une déclaration commune à Londres, affirmant que le doute entretenu par certains à l'endroit des changements climatiques ne justifie plus l'inaction et qu'au contraire, il faut «enclencher immédiatement» un plan d'action planétaire pour conjurer cette menace globale.
La déclaration faite par les meilleurs scientifiques des plus importants pays de la planète, dont les porte-parole n'ont pas hésité à stigmatiser l'inaction des États-Unis, a immédiatement été suivie à Washington par une déclaration du président américain, George W. Bush. Ce dernier a tenté d'atténuer cette nouvelle pression internationale en déclarant que, «sur les changements climatiques, [il a] toujours dit qu'il s'agissait d'un grave problème à long terme auquel il faut s'attaquer». Le président américain n'a toutefois pas précisé ce qu'il entendait par «long terme».
Même s'il demeure des chercheurs qui contestent la réalité des changements climatiques, leur poids demeure marginal par rapport à celui des académies scientifiques, qui regroupent le gratin des scientifiques de chaque pays.
Pour Lord May of Oxford, président de la Société royale des sciences d'Angleterre, le sommet du G8 des prochaines semaines constituera «un moment sans précédent dans l'histoire humaine» parce qu'il déterminera si la planète réagit avec réalisme, précaution et solidarité devant la plus grande menace d'origine humaine qui la confronte. «Nos leaders, a-t-il dit, sont devant un choix incontournable : ils bougent maintenant ou transfèrent le prix de l'inaction aux prochaines générations. Jamais dans le passé notre espèce n'a fait face à un défi aussi global. Et si nous ne passons pas à l'action maintenant, tout retard rendra plus difficile nos démarches pour arrêter ce train infernal qui ne cesse d'accélérer.» L'action californienne Pour Steven Guilbeault, de Greenpeace Québec, la prochaine rencontre des parties au protocole de Kyoto, qui se déroulera à Montréal en novembre, devrait ouvrir la porte à des ententes avec des gouvernements autres que ceux des États-nations, voire avec des mégapoles urbaines, au lieu de toujours attendre le feu vert des gouvernements nationaux, ce qui permettrait notamment d'élargir le marché international d'échanges ou d'achats de permis d'émissions.
Source : www.ledevoir.com Pour en savoir + sur les GES (Gaz a Effet de Serre) : www.inra.fr/sia2003/ effet-serre.html.
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